la Maison Dandieu


Le garçon qui voulait une mobylettepeople-16972_640.jpg


L'histoire de la maison Dandieu débute à Brassempouy, village médiéval réputé pour ses vestiges préhistoriques et sa qualité de vie. Les habitants de cette bourgade vivent principalement du tourisme. Mais il y a dans ce village landais, une autre source de notoriété qui évoque l’excellence et la qualité. Il s’agit de l’entreprise familiale Dandieu qui depuis 50 ans, vit par et pour l’élevage des volailles. Leur histoire débute il y a plusieurs décennies, en 1956 très exactement lorsque Mr et Mme Dandieu se sont rencontrés. Et comme beaucoup de succès, celui de cette famille est en partie dû au hasard. M et Mme Dandieu se sont mariés et se sont installés à Brassempouy. De cette union le petit Xavier naissait, qui à l’âge de 14 ans, eut envie d’une mobylette. Il décida donc d’élever une centaine de poulets dans le jardin de ses parents pour les vendre vivants.

Les parents de Xavier furent agréablement surpris par la marge bénéficiaire qu’il faisait en s’occupant de ses poulets. Quand il retourna au lycée, ces derniers décidèrent de continuer l’élevage de poulets. Ils ont, par la suite, commencé à abattre les poulets. Grâce à un de leur voisin, ils vendent leurs poulets vers Capbreton, qui furent très appréciés. A partir de ce moment, ils décident de se consacrer totalement à l’élevage et l’abattage du poulet. La réputation des volailles Dandieu grandit rapidement grâce à la qualité de leurs produits. Voisins, amis, tout le monde met la main à la pâte pour faire fonctionner l’entreprise. Une ambiance très conviviale s’installe rapidement. Leur premier client fut une grande surface. Puis ce fut au tour des bouchers de se tourner vers l’entreprise. Une génération plus tard, l’envie et la passion du métier restent inchangées. Les enfants de M et Mme Dandieu ont repris l’entreprise. Olivier Dandieu a repris les abattoirs. Son frère, Pierre, s’occupe de l’élevage. Aujourd’hui encore, les images de leur enfance et leurs débuts précoces dans le métier restent ancrés.

Les valeurs familliales et la qualité comme héritagefamille.png


A l’âge de 5/6 ans, Olivier partait livrer avec son père. A l’époque, c’était en voiture, cela lui permettait de s’amuser avec les bouchers et d’avoir des rapports assez conviviaux. Dès le début, il bénéficia du sérieux de ses parents, de cette notoriété qu’ils avaient mis en place grâce à la qualité de leurs prestations et à la régularité de leurs produits. Ce qui rendit la reprise de l’entreprise plus facile. Il essaie, aujourd’hui encore, de garder une certaine convivialité tout en gardant ses racines, ce qui est important pour cet entrepreneur. Pierre, le frère d'Olivier, élève entre 25 000 et 30 000 poulets par an, des pintades, des oies et des chapons.

Et là aussi, toute l’attention est portée sur la qualité, on s’inscrit dans la tradition tout en s’adaptant à la modernité. L’élevage est quasiment le même, ils ont juste modernisé et amélioré les techniques d’élevages. D'un point de vue sanitaire, le classement de l'abattoir est satisfaisant et ils essaient toujours de garder cette qualité avec comme alimentation de base, le maïs, essentiel pour développer et faire perdurer la tradition d’élevage de la famille Dandieu. C’est désormais la 3ième génération qui frappe à la porte. Le fils de Benoît, Pierre, a lui aussi grandi dans l’univers de l’élevage de volaille et il s’est forgé une solide expérience et une grande envie de travailler à son tour dans l’entreprise familiale. Depuis tout petit, il suit son grand père et son père qui lui ont donné le goût du métier. Il vient prêter main forte à toute l’équipe. Il n’a toujours eu qu’une seule idée en tête, c’était de devenir agriculteur et de reprendre la ferme familiale.

Le goût de la tradition


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Aujourd’hui, l’entreprise compte 37 salariés. Pour continuer à grandir, l’entreprise s'est implantée sur la commune voisine d’Hagetmau avec des locaux à la pointe de la technologie. Ils ont gardé le même procédé d’abattage, de découpe et de fabrication de conserve qu’à Brassempouy. Ils ont installé des machines et des cuiseurs qui sont plus modernes et plus gros mais la façon de travailler le produit reste exactement la même. En plus de l’élevage et de l’abattage des volailles, l’entreprise propose un service de découpe et de préparation froide. On travaille ici la pintade, la poule, le coq, le chapon, la dinde et la poularde mais la star incontestée et incontestable reste le poulet.

Aujourd’hui les prix font que la qualité est tirée vers le bas. Pour eux, c’est quelque chose qu’ils ont toujours refusé. Ils peuvent être en décalage sur la question tarifaire, mais c’est surtout dans un souci de qualité car il y a un suivi très rigoureux des produits qu’ils commercialisent. Ils font des choix drastiques dans le recrutement des éleveurs qui permet d’avoir une garantie sur le produit fini. L’évolution tend vers la découpe, les produits élaborés et surtout sur les plats cuisinés, le renouvellement se fait au quotidien. Les outils sont installés pour cela. L'entreprise dispose d'un agrément sanitaire pour les activités d’abattage, de découpe, de préparation de produits élaborés. De ce fait, la maison Dandieu pourrait proposer n’importe quel type de produit à n’importe quel type de client. Plus de 50 ans après les débuts de l’aventure Dandieu, 3 générations sont réunies autour de leur passion, l’élevage, la culture et la préparation des volailles traditionnelles. C’est une grande fierté que d’avoir réussi à développer une entreprise tout en gardant une image fiable et de qualité. Notre mère nous rappelle souvent et nous dit que : Quand on marque sur une affiche "le goût de la tradition", il faut respecter ce que l’on dit.